Ici l'identification se lit dans le bois, pas sur l'insecte : la forme du trou de sortie et l'essence attaquée désignent l'espèce. Trou ovale de 6 à 10 mm dans du résineux de charpente, c'est le capricorne, et c'est le cas qui menace la structure. Trou rond de 1 à 4 mm avec de la sciure, vrillette. Trou net de 1 à 2 mm dans du chêne ou du châtaignier, lyctus — jamais dans du résineux. Un doute sur l’insecte ? Utilisez notre outil d’identification, qui compare les formes de trous à l’échelle réelle.
Contrôle visuel et sondage à la pointe pour évaluer la résistance résiduelle du bois, identifier l'insecte en cause selon la taille des trous et le type de bois attaqué, et délimiter la zone infestée.
Pulvérisation haute pression sur les bois encore sains : le produit imprègne les couches où les femelles pondent et rend le bois impropre au développement des larves, pour une dizaine d’années. C’est une protection, pas une reprise de ce qui est déjà creusé.
Une pièce déjà creusée par les larves ne se rattrape pas par un traitement de surface : nous vous orientons vers un charpentier pour son remplacement, et nous protégeons les bois restants.
Comment distinguer capricorne, vrillette et lyctus ?
La taille et la forme des trous de sortie orientent l'identification : ovales de 6-10 mm pour le capricorne, ronds de 1-3 mm (petite vrillette) à 2-4 mm (grosse vrillette) avec sciure, ronds et nets de 1-2 mm pour le lyctus. Le type de bois attaqué (résineux pour le capricorne, feuillus pour le lyctus) est aussi un indice clé.
Quelle différence entre ces xylophages et le termite ?
Contrairement au termite souterrain, ces insectes n'ont besoin d'aucun contact avec le sol ni de cordonnets de terre pour se développer : tout leur cycle se déroule dans le bois lui-même.
Quels sont les signes visibles d'une infestation ?
Des trous de sortie sur le bois, de la sciure au pied des éléments touchés, et parfois un bruit de grignotage discret dans les combles ou le mobilier en période d'activité larvaire.
Comment savoir si ma charpente est attaquée par des capricornes ou des vrillettes ?
La présence de trous de sortie ovales (capricorne) ou ronds (vrillette), l'apparition de vermoulure fine sous les poutres ou des bruits de grignotement nocturne dans le bois sont les signes les plus nets d'une attaque d'insectes xylophages.
Comment différencier l'attaque d'un capricorne de celle d'une vrillette ?
Le capricorne laisse des trous de sortie ovales de 6 à 10 mm et sa larve émet un bruit de grignotement audible. La vrillette produit des trous parfaitement ronds et plus petits (1 à 3 mm) accompagnés d'une vermoulure très fine en surface.
Ces insectes sont-ils dangereux pour l'homme ?
Non, aucun de ces trois xylophages ne pique ni ne transmet de maladie. Le risque est uniquement matériel : affaiblissement du bois de charpente, du mobilier ou des boiseries touchées.
Que faire contre le capricorne des maisons ?
Nous protégeons les bois encore sains. La charpente est brossée et dépoussiérée, puis pulvérisée à haute pression avec un gel certifié CTB-P+ : le produit imprègne les couches superficielles, là où les femelles pondent, et rend le bois impropre au développement des larves pour une dizaine d’années. En revanche, une pièce déjà creusée ne se rattrape pas par la surface : les larves travaillent trois à cinq ans en profondeur avant de sortir, et un bois qui a perdu sa section portante relève du charpentier, pas du traitement. Nous ne réalisons pas le traitement curatif des bois attaqués ; nous le signalons sur le relevé. Les trous d’envol ovales de 6 à 10 mm et la vermoulure au sol signalent une infestation déjà installée ; un bruit de grignotement audible dans le silence indique que des larves sont actives au moment où vous écoutez.
Comment se déroule la protection d’une charpente ?
La protection d’une charpente se conduit en deux temps, et le premier est le plus révélateur. Le sondage à la pointe et au marteau dit ce que les trous d’envol ne montrent pas : une poutre qui sonne creux a perdu bien plus de matière qu’il n’y paraît. Vient ensuite la protection : brossage, dépoussiérage, puis pulvérisation haute pression d’un gel certifié CTB-P+ sur l’ensemble des bois restés sains, qui les rend impropres à une nouvelle ponte. Les pièces dont la section portante est perdue ne se traitent pas : elles se remplacent, et nous vous orientons vers un charpentier. Comptez de une à plusieurs journées selon le volume de bois et l'accessibilité des combles. Nous remettons une attestation d'intervention décrivant le procédé et les zones traitées.