Un termite souterrain ne se montre pas : il circule dans le sol et sous les enduits, et l'on découvre sa présence quand le bois est déjà creusé. Le piège de détection inverse la situation. Posé au pied du bâtiment ou contre un mur, il contient un bois appât que nous contrôlons à intervalles réguliers, et il signale une activité avant qu'elle n'atteigne la structure.
Ce qu'est un piège de détection
Une station de détection est un boîtier qui renferme un bois appât, posé sur le trajet probable des termites. Les ouvriers qui cherchent de la nourriture autour de la maison trouvent ce bois et s'y installent. À chaque contrôle, nous ouvrons la station : un bois intact veut dire qu'aucun termite n'est passé, un bois attaqué ou de la terre dans le boîtier signalent une activité.
Le bois appât ne fait pas venir de termites de loin : il intercepte ceux qui circulent déjà autour du bâtiment. Quand une station devient active, elle sert de point d'entrée pour traiter la colonie. Un appât biocide y est alors mis en place ; les ouvriers le consomment et le rapportent à la colonie.
Trois types de stations, selon le sol et le bâti
L'inspection détermine lesquelles conviennent à votre bâtiment, et en quel nombre.
Station de solEnterrée en périphérie du bâtiment, au pied du mur, à espacement régulier. C'est le dispositif de base sur un terrain en terre.
Station de surfaceQuand le sol est imperméable (béton, enrobé, terrasse), la station ne peut pas être enterrée : elle est fixée en surface, sur le passage des termites qui remontent par les joints.
Station muralePosée à l'intérieur, directement sur un cordonnet ou une galerie, une fois les termites localisés. Elle les intercepte sur leur trajet.
Comment se passe la pose
L'inspection. Nous repérons les voies d'entrée : contacts entre le sol et le bois, vides sanitaires, jonctions d'extension, terrasses, soubassements terreux.
Le plan de pose. Nous choisissons l'emplacement et le nombre de stations selon le bâtiment, la nature du sol et l'activité constatée.
La pose. Les stations de sol sont enterrées, les stations murales vissées sur le trajet des termites. La pose se fait en votre présence et ne demande pas de quitter le logement.
Le suivi. Nous revenons aux dates convenues pour ouvrir chaque station et relever son état. Chaque passage fait l'objet d'un compte rendu.
Intervention sous 24 à 48 h en Haute-Corse comme en Corse-du-Sud.
Le suivi : des contrôles réguliers
Un piège ne vaut que par ses contrôles. La première année, nous les prévoyons en général tous les trois mois : c'est ce qui permet de voir une reprise d'activité au printemps, au moment de l'essaimage, comme à l'automne. Les contrôles se poursuivent ensuite au rythme que justifie l'activité relevée, et tant que des stations restent actives.
Vous n'avez pas à être sur place pour un contrôle de stations extérieures ; pour les stations murales, l'accès à l'intérieur est nécessaire.
Pour quelles maisons
La maison secondaire, fermée une partie de l'année : personne ne voit les premiers signes, les pièges surveillent à votre place.
La maison ancienne en pierre, avec des poutres encastrées et des planchers bas, où le termite remonte par les maçonneries.
Le bâtiment déjà traité : les stations vérifient que l'activité s'est arrêtée et signalent toute reprise.
La maison voisine d'un foyer connu : une colonie active à côté peut gagner votre terrain par le sol.
La construction neuve : après la barrière posée avant remblai, les pièges surveillent le bâtiment dans la durée.
Les pièges ne remplacent pas l'état relatif à la présence de termites exigé à la vente dans les communes concernées : ce diagnostic réglementaire est établi par un diagnostiqueur certifié, que nous ne sommes pas. Voir notre page sur l'état parasitaire en Corse.
Sari-Solenzara : huit pièges de détection posés dans un soubassement terreux, quatre au sol et quatre muraux, avec des contrôles tous les trois mois pendant un an.
Aléria : après un essaimage au pied d'une plinthe, des stations murales sur les cordonnets actifs, au-dessus des portes et sous une poutre, puis des stations de sol en périphérie de la maison.
Calenzana : une station murale fixée sur la galerie d'un montant de porte rongé, puis chargée en appât.
Station de sol enterrée dans le gravier, AlériaStation murale posée sur un cordonnet, AlériaStation murale sur un montant de porte, Calenzana
Avant notre passage : si vous voyez des cordonnets, ces petites galeries de terre le long d'un mur ou d'une plinthe, ne les cassez pas et n'y pulvérisez rien. Intacts, ils nous montrent où poser les stations.
Questions fréquentes
Combien de pièges faut-il pour une maison ?
Cela dépend du périmètre du bâtiment, de la nature du sol et de l'activité constatée. L'inspection fixe le nombre : à Sari-Solenzara, une maison sur soubassement terreux a reçu huit pièges, quatre au sol et quatre muraux.
Un piège attire-t-il les termites chez moi ?
Non. Le bois appât intercepte les termites qui circulent déjà autour du bâtiment ; il ne fait pas venir de colonie de loin. Il signale leur présence avant qu'ils n'atteignent la structure.
Quelle différence avec une barrière par injection ?
La barrière, injectée dans les murs et le sol, protège les voies de passage traitées. Les pièges surveillent et permettent de traiter la colonie par l'appât. Les deux se combinent souvent : la barrière protège le bâti, les pièges signalent toute reprise.
Faut-il être présent aux contrôles ?
Pas pour les stations extérieures. Pour les stations murales posées à l'intérieur, il faut nous donner accès au logement. Chaque passage fait l'objet d'un compte rendu.
Vous voulez surveiller votre maison ?
Décrivez-nous le bâtiment et ce que vous avez observé : une photo des insectes, d'un cordonnet ou du bois abîmé suffit souvent à orienter l'inspection.